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Dimanche 13 mai 2007

La maison du scorpion, Nancy Farmer

 

"El Patròn a cent quarante ans et il est l’homme le plus puissant du monde. Il règne sans partage, depuis son luxueux palais décoré de son emblème, le scorpion, sur Opium, ce nouveau pays créé au xxie siècle, entre le Mexique et les États-Unis, entièrement dédié à la culture du pavot et à l’enrichissement des trafiquants de drogue.

Quand il mourra, il emportera dans sa tombe ses richesses mais aussi ses serviteurs, sa maisonnée, comme les pharaons et les anciens rois chaldéens.

Mais, pour l’heure, El Patròn n’a pas l’intention de mourir. Il veut vivre neuf vies, comme les chats et les démons.

C’est à cela que servent les clones, des réservoirs d’organes jeunes et sains, des presque humains que l’on décérèbre à la naissance.

El Patròn est si orgueilleux qu’il a exigé que Mattéo, son clone, fasse exception à la règle et grandisse avec son cerveau. Mais quand on a un cerveau, on s'en sert."

Il y a de bonnes critiques à propos de ce livre. Personnellement, j'ai pas beaucoup aimé. Mattéo est attachant mais l'histoire est bizarre. La science fiction, c'est toujours un peu spécial (c'est mon avis), mais là, c'était carrément...ché pas. Ca m'a mise mal à l'aise. Enfin, on aime ou on n'aime pas.

Eh bien, on finit par se lasser. Parce que finalement, il n'y a pas beaucoup d'action mis à part quelques petits faits divers. J'ai lu le livre il y a quelques mois et c'est un livre qu'il a fallu que je relise pour me rappeller de l'histoire.

La lecture est assez longue mais monotone (à mon humble avis). Pas assez d'action ! Bon, c'est un livre plat.

Les personnages sont parfois bizarres (j'hésite à employer le terme "lunatique").

Un livre très très spécial que je ne relirai pas.

Bises

ps : tant que j'y pense : qui aurai la bonté de m'indiquer ce que signifie "PAL" j'ai bien deviné que c'était une espèce de liste de livres à acheter ou quelque chose dans ce goût là mais l'abréviation...

par Margoulett publié dans : Livres en tout genres
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Jeudi 10 mai 2007

 

 

Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.

 


[ James Dean ]

par Margoulette
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Mercredi 9 mai 2007

Alors voilà. Je voulais attendre que le prof nous la rende, notre nouvelle, mais il a des problèmes personnels et n'a pas vraiment la tête à corriger des copies. Mais je ne tient plus : je la publie. Tant pis si le prof m'a pas dit de rectifier telle ou telle chose !

J'espère qu'elle vous plaira, de près ou de loin. Bonne lecture :))

 
 
   Et une journée de plus terminée. J’étais fatiguée, mais en prévisions des tonnes et des tonnes de devoirs à accomplir, je décidai de faire les exercices de maths, formules, fractions étaient au programme et je dégoûtaient à chaque fois un peu plus de cette matière. Mais je me consolai en pensant à mon livre qui m’attendait sur ma table de chevet.
   Mes devoirs finis – je m’étais avancée pour mardi – je me ruai sur mon livre quand le téléphone sonna. Soupirant profondément, je décrochai :
 
« Allô chérie ? C’est Papa, dit une voix à l’autre bout du fil.
- Ouais, qu’est-ce qu’il t’arrive ? demandai-je.
- Je dois partir à Narbonne, mon patron vient de me réquisitionner, Stéphane est malade, il ne pourra pas voir le match.
- Oh, encore ??
- Oui, écoute, je dois me dépêcher, mon train part dans une heure, peux tu me préparer ma valise s’il te plaît ? s’enquit-il.
- Oui, soupirais-je, d’accord.
- A tout à l’heure, Rosalie.
- C’est ça, Bisou. » 
 
   Et je raccrochai. Mon père était journaliste sportif, spécialisé dans le rugby. Il voyageait souvent et j’étais contrainte de rester seule. Ma mère avait disparu lorsque je n’avais que deux ans. Mais j’étais habituée, à quinze ans, je savais faire n’importe quel plat et je tenais la maison.
   J’émergeai de mes pensées pour aller préparer la valise de mon père. Valise terminée, son dîner dans un tupperware, il n’avait plus qu’à récupérer le tout, déposer un baiser sur mon front et partir, comme d’habitude. C’est exactement ce qu’il se passa, il arriva, laissant la portière de la voiture ouverte, prit ses bagages et m’embrassa.
   De nouveau seule, j’allumai la télévision, histoire de mettre un peu d’animation dans la maison. Entamant enfin mon livre, j’entendis « Restinclières » à la télévision. Je relevai la tête pour connaître la raison de l’apparition de mon modeste petit village du sud dans le journal de vingt heures, présenté par Patrick Poivre d’Arvor. 
   « J’apprends à l’instant que sur la commune de Restinclières, un petit village de l’Hérault, un corps a été découvert. Enterré depuis une dizaine d’années, la police enquête sur l’identité du corps. »Pour me rassurer un peu, j’éteignis la télévision et mis dans la chaîne un CD de Debussy avec mes morceaux préférés. La musique m’envahit, m’apaisant comme une chanson qu’une mère aurait chuchoté à l’oreille de son enfant. Je me détendis encore jusqu’à ce que mon estomac se manifeste, et je décidai enfin de manger.
   Après ça, je montai dans ma chambre et m’allongeai sur mon petit lit. Le vent soufflait doucement, comme des murmures dans la nuit. Toutes ces histoires de cadavres m’avaient fait froid dans le dos et le climat glacial n’arrangeait rien. Je me mis en chien de fusil et me serrai contre mon oreiller. Je ne tins pas deux minutes en place : je me levai  et allai faire chauffer de l’eau pour ma bouillotte. Je retournai ensuite devant la télévision, confortablement installée dans le sofa pour regarder « Bruce Tout-Puissant ». Je dus m’assoupir car lorsque je repris conscience, le journal du soir commençait. Fatiguée, je regardai la météo qui prévoyait de la pluie pour demain, puis vinrent les informations. Mon intérêt fut attisé lorsque le présentateur parla du cadavre de mon village. Sur les images, les rubans en plastiques étaient autour du « lieu du crime », comme dans les séries policières à la télé. Et des gens étaient groupés en essayant d’en apprendre plus.   
   J’appris que le cadavre était celui d’une femme de 30-40 ans. Elle était morte suite à une série de coups portés au crâne. C’était tout ce qu’on savait. Le sujet fut vite expédié et le journal passa au résultat du match de rugby Narbonne contre Montpellier. C’était là-bas que mon père était ! Hélas, Montpellier avait perdu mais ce n’était pas grave. Je savais qu’ils se referaient au match contre Bath, un club anglais.
   Je pris un livre – qui traînait depuis des lustres dans un coin du salon – et le commençai. L’histoire me plut immédiatement et je dévorai littéralement les mots les uns après les autres. Tournant avidement les pages, à la recherche de plus de sensations, j’avançai rapidement dans ma lecture. Lorsque j’arrivai à la fin, je fus satisfaite. J’étirai mes membres engourdis et allai boire un verre de lait froid (le troisième). Quelle superbe histoire que celle de Roméo et Juliette. Désormais, je vénèrerais tous les anniversaires de Shakespeare pour le remercier d’avoir écrit une si belle pièce. Alors que je m’extasiais sur la scène six de l’acte II (« le sentiment, plus riche en impressions qu’en paroles, est fier de son essence, et non des ornements : indigents sont ceux qui peuvent compter leurs richesses… ») l’électricité se coupa subitement. Fronçant les sourcils, j’esquissai un pas vers le garage où se trouvait la boîte à fusible mais la lumière revint presque aussi vite qu’elle avait disparu. Un peu amorphe, je m’enfonçai dans les coussins du canapé et m’enroulai dans un plaid. Je m’endormis.
   Je me réveillai, émergeant doucement du sommeil. Toute pataude, je fonçai me laver avec le mince espoir que l’eau me sortirait de ma torpeur. Sous le jet, l’eau chaude aidait mes muscles à se décontracter et je m’éternisai. Pas trois heures sous la douche, Rose, me souffla une voix à l’oreille. Avec regret, je m’extirpai de la cabine. Après, le train-train habituel. Petit déjeuner, prendre mon sac à dos posé sur la vieille chaise en paille de l’entrée, et prendre le chemin étroit derrière le pâté de maison. A un certain endroit, le bord du chemin donnait sur la garrigue environnante. J’adorais passer par là, alors je faisais le détour chaque matin de chaque jour de chaque mois de chaque année. Rien que pour aller à l’arrêt de bus.
   Ce matin là – froid et humide – le soleil venait de se lever et les lampadaires de s’éteindre. Des oiseaux chantaient etmis à part leurs gazouillis, rien d’autre ne venait troubler le silence du village. Je m’arrêtai un instant pour apprécier une fois de plus ce petit bout de campagne du sud, cette ambiance si douce. Une espèce de lumière bleutée – due au soleil pas encore très réveillé – embellissait la garrigue. Dans un élan de tendresse, je passai de l’autre côté du chemin. M’avançant entre les herbes sèches, je m’arrêtai. La tête rejetée en arrière, les bras écartés et les yeux fermés. Ma position fit ressurgir de ma mémoire le souvenir d’un film dramatique où un homme avait perdu sa fiancée et s’offrait à la pluie. Le contraste entre moi et lui était si comique que je rouvris les yeux en pouffant. Il fallait que je surveille sérieusement ma santé mentale. Mais mon attention se détourna bien vite de ma santé. Un nuage de feuilles se souleva dans un courant d’air et commença à tourbillonner dans tous les sens. Bêtement frustrée, j’attendis que les feuilles retombent par terre comme le voulait la logique. Mais au contraire, le nuage bougea plus vite. Intriguée, mes sourcils se froncèrent et suite à une délibération avec ma raison, la curiosité l’emporta. Je m’avançai vers la nuée de feuilles. Lorsque j’en fus à moins d’un mètre, une chose insolite se passa. Les feuilles se regroupèrent petit à petit, et une tête apparue. Une femme. Son visage était indéfinissable. Juste le vert des feuilles et le relief incertain de ses traits. Elle avait les cheveux courts, seule caractéristique que je pus relever. Pourtant, elle était expressive. Je saisissais la gravité imprimée sur son visage. Je n’en croyais pas mes yeux. Tentant de revenir à la réalité –si c’était possible – je secouai vivement la tête. Quand mon regard se stabilisa, la femme avait disparu. Le vent avait forci peut être, tellement que les feuilles s’élevaient haut. Je ne devais la femme qu’à mon imagination. C’était la même chose quand on imaginait des gros nounours souriants dans les nuages.
   Tout au long de la journée, je fus ailleurs. Je dormais presque debout et Sarah, ma meilleure amie,  dû me secouer à plusieurs reprises au cours de la journée parce que je ne l’écoutais pas. Je récoltai même une punition de M. Maden, mon prof de maths, pour ne pas avoir écouté – ce n’était pas nouveau. En rentrant chez moi, je vérifiai si mon père n’avait pas laissé de message sur le répondeur. Ce ne fut pas le cas. Après avoir terminé mes devoirs, je ne sus pas quoi faire. Je lus un peu, je regardai ensuite une stupide série télévisée. Finalement, je m’enfonçai une fois de plus dans le canapé. Mon esprit divagua, partant dans un conte rocambolesque inventé sur l’instant. L’histoire d’une quelconque princesse qui tombait amoureuse d’un gentil sorcier. A la fin, tout le monde meurt, la femme au nez crochu en tombant d’une falaise, l’arlequin rose s’étouffe avec son chewing gum, le prince périt de désespoir, la princesse est tuée à coups de marteau.
   Si seulement mon père était là. Il avait un don inné pour me remonter le moral et me faire rire. Mais il était sûrement en train de se casser la tête à traduire l’interview d’un quelconque entraîneur anglais. Poussant un soupir, je m’endormis.
   Un bras par-dessus les yeux, je repris conscience. Un peu – beaucoup – dans le brouillard, je ne bougeai pas. Mais lorsque je sentis quelque chose de froid m’effleurer le dos de la main. Je me relevai précipitamment et devant moi, une femme était assise. Elle était pâle et sa peau était laiteuse. Elle me fixait de ses yeux verts profonds où mon regard se perdait comme dans une forêt.
 
« Bonjour Rosalie. »
   Je restai clouée par cette femme. Est-ce que mon imagination me jouait des tours ?
« Euh…qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites dans mon salon ?
- Tu ne me reconnais donc pas ? »
   Je détestais qu’on réponde à mes questions par d’autres questions. Ma stupéfaction se mua en colère.
« Non, fis-je abruptement, je devrais ? En tout cas, vous n’avez absolument rien à faire chez moi. C’est…c’est une violation domicile !
- Calme toi, Rose, dit-elle avec un sourire tendre et un regard qui me couvait presque, tu as bien changé depuis la dernière fois que je t’ai vue. Tu étais très jeune.
- Vous me connaissez ? dis-je, ahurie.
- Bien sur ! Allez, devine un peu qui je suis. Tu peux y arriver !
- Euh, non, je ne vois vraiment pas. Vous êtes une amie à mon père ?
- Oui, j’étais la femme de ton père ma chérie. Mon ventre a été ta première maison et c’est dans mes bras que tu as souris pour la première fois.
- Maman ? »
   Je me jetai dans ses bras, d’abord surprise, elle se figea puis je la senti me serrer contre elle. Sans m’en rendre compte des larmes brûlantes avaient commencé à rouler sur mes joues. Elle m’écarta gentiment d’elle pour mieux m’observer. Ses yeux étaient pleins d’amour. Je me réjouis à cette idée. Ma maman à moi et rien qu’à moi était là ! Puis tout d’un coup, je déversais mes questions sur ma mère – ça faisait bizarre de penser ça.
« Mais enfin, Maman ! Où étais-tu ?? Tu avais disparu ! Pourquoi es-tu partie, sans donner de nouvelles en plus ? Tu penses à Papa ? Il est toujours seul, il a tenu à te rester fidèle, tu sais et…
- Ma chérie, je partie, c’est vrai. Mais pas de mon plein gré. Crois moi, j’aurais préféré mourir que de vous quitter toi et ton père. C’est ce qu’il s’est passé d’ailleurs.
- Mais…tu es là.
- Je suis à la fois là et pas là. Il y a des choses que les vivants ignorent, dit-elle en fronçant les sourcils.
- Vivants ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Ne me dit pas que tu es morte, si tu l’étais, tu serais en train de pourrir je ne sais où ! criai-je tremblante de rage.
- Pourtant, je suis là. Morte mais vivante.
- Pff, si tu crois que je vais gober un truc pareil, tu te fourres le doigt dans l’œil. Les fantômes, ça existe pas je te signale. »
   Mais pourquoi diable essayait-elle de me faire penser qu’elle était morte ? C’était ridicule. Je la regardai un instant, la toisant. Mon excitation des retrouvailles avait cédé la place à une déception mêlée de fureur. Je scrutai ses yeux pour y déceler le mensonge, juste pour me convaincre que ma mère me mentait.. Mais je n’y trouvai qu’une profonde sincérité dans un fond de tristesse. 
« Mais dis moi. Comment se fait-il que tu sois là si tu es morte ? »
   Elle décida d’ignorer ma pique et me répondit sérieusement : 
« Eh bien, ma détermination a retenu mon âme…mon esprit, appelles ça comme tu voudras. Mais je voulais te voire grandir. Vous voir évoluer. Et il y a quelques années, j’ai fini par décider de tout te dire.»
   Je restai bouche bée. Non, non, non et non.
« Je délire. Tu débarques de mon imagination et…
- Écoute moi bien : je suis morte mais je suis là. Tu ne délires pas du tout et je vais te le prouver. »
   Elle se leva brusquement pour foncer droit sur le tiroir à couverts de la cuisine. Elle en sorti un énorme hachoir tranchant. A l’instant à je me ruai sur elle, elle abattit l’objet sur sa gorge. Horrifiée, je vis sa tête tomber. Ce que je vis à l’intérieur du cou à nu me donna la nausée. Mais avant que sa tête ne touche le sol, elle retourna se ficher à sa place initiale. Elle reposa le hachoir sur le plan de travail, laissant des traînées de sang sur le manche. Je restai plantée comme une souche sur le seuil de la cuisine. Ma mère me regardait, triomphante. Me faisant signe d’approcher, elle tendit le cou à l’endroit où le hachoir avait frappé. Je constatai qu’il n’y avait aucune trace de cicatrice, de sang. Comme si Maman n’avait jamais essayé de se couper la tête pour me prouver qu’elle était morte vivante.
« Je…je te crois. C’est, c’est un truc de fou ! Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé voir cela un jour.
- Eh bien voilà, c’est fait, répondit-elle, espiègle.
- Bon, tu m’expliques ?
- Avec plaisir. Je te préviens, tu vas avoir du mal ) l’accepter. Bon, le jour où j’ai disparu, ton père était au boulot. J’étais seule à la maison : tu étais à la crèche. J’avais été juré dans un procès. Un homme avait tué sa femme et l’avait enterrée chez son voisin. On avait eu du mal à le juger. Tout le monde savait qu’il était coupable mais on n’avait pas de preuves. On a juste réussi à le faire enfermer pour six ans. Quand il a eu fini de purger sa peine, il a décidé de se venger. Il a tué tous les jurés de la même manière qu’il avait assassiné sa femme. Je sais, c’est digne d’un film policier mais c’est la vérité. Cet homme-là n’avait plus rien à perdre. Bref, il m’a tuée et m’a enterrée dans le bois de Restinclières. »
   Je repensai au corps récemment découvert dans ce même bois…
«Puis il a effacé les preuves. Il a mis ma penderie à sac, pour égarer les pistes. Moi, en fantôme, je vous voyais. Personne n’a su ce qu’il s’était passé. Ton père était persuadé que je m’étais enfuie avec un autre homme. Et le corps récemment découvert dans le bois, c’est le mien. Je t’ai entendue le penser. Voilà.  
- Ah, j’ai compris.
- Bon, parlons de choses plus joyeuses. Raconte moi ta vie. Au collège, ça va ?
- Super, je déteste les maths.
- Ah ! Tu tiens ça de ton père, lui préférait l’histoire et le français.
- Comme moi, j’adorerais faire la critique des livres.
- Je suis sûre que tu y arriveras. »
 
   La journée se déroula comme ça. Maman me posait des tas de questions sur ma vie. Ma mère me pressa – après des heures d’interrogatoire – dans le jardin pour admirer le coucher du soleil. Nous nous assîmes sur l’herbe humide, dans les bras l’une de l’autre. Elle me berçait quand le téléphone sonna.
 
   Je hurlai en me redressant brusquement sur mon lit, les cheveux en bataille. Étonnée, j’examinai ma chambre. Vide, rien à signaler. Mon oreiller à terre et mes draps enroulés autours de moi laissaient supposer que j’avais eu une nuit difficile. Je hurlai partout au premier étage à la recherche de ma mère. Personne. Je dévalai l’escalier. Je fonçai au salon, à l’entrée puis à la cuisine comme un boulet de canon. Je me figeai quand je vis un hachoir posé sur le plan de travail.
par Margoulette publié dans : Vie de Collégienne
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Mardi 8 mai 2007
L'imagination, ce n'est pas le mensonge.

 

par Margoulette publié dans : Poèmes, citations et proverbes
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Lundi 7 mai 2007

 

Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ca ne meurt pas, l'espoir.

[Gabrielle Roy]

 

 

Pfffiou ! Vous avez déjà parlé avec une fille désespérément amoureuse d'un gars qui est indifférent ? Sûrement ! Je viens d'en faire l'expérience. C'est compliqué. La pauvre Elodie est folle amoureuse de Manu depuis deux ans (!!). Le problème, c'est que tout le monde en a parlé à Manu, et que lui, à force, ça l'a usé. Enfin, faut être réalistes : ils ne ortirons jamais ensembles. Sauf que tout le monde s'évertue à dire à Elodie "Il te regarde !", ou alors "Mais si, chui sûre qu'il t'aime, ça crève les yeux !". Je trouve pas ça très honnête. Parce que bon, comme tout le monde, j'ai abordé le sujet avec Manu en espagnol. Manu, c'est un mec rigolo, qui est sensible (faut bien chercher pour le voir) et qui connait toutes les citations de Che Guevara. Il est super sympa ce mec. Exemple, ce matin, il m'a fait chier avec Yann et Seb en Français. J'ai boudé parce qu'il avait piqué mon bouquin de la Perle (en fait c'était Seb mais il rigolait). Et en dernière heure, donc en espganol, il a posé sont sac et m'a demandé si je faisait la gueule, gentiment. Il déconne un peu trop mais il est pas méchant. Il me fait un peu penser à un de mes frères. Et Quand j'ai parlé de Elodie à Manu, il a dit "mais elle me fait chier celle-là ù arrêtez de me parlez d'elle !!!". Bref, il a fait la tronche pendant toute la journée.

Enfin, la Elodie, elle passe son temps à dire sur msn que "ya ocun espouar !". J'avais envie de lui dire "mais évidement qu'il y a aucun espoir". Sauf que bon, c'est un peu beaucoup méchant. Alors, tout doucement, j'ai essayé de lui expliquer en douceur qu'il fallait pas qu'elle se focalise sur lui parce que de toute manière, les mecs à cet âge là (ben oui ! me regardez pas avec ces yeux là !), ben c'est é-nor-mé-ment bêêêêêêêêêêêête. Alors inutile de se lamenter. Il faut passer à autre chose. C'est délicat. Je crois pas qu'elle m'en ai voulu mais ça lui a sûrement faut baisser le moral. Ca m'apprendra à jouer le Saint Brenard ! Mais c'est énervant parce que pour le coup, c'est moi qui me dit que j'aurai mieux fait de fermer ma bouche. Mais mince quoi ! Si, j'ai eu aison ! Ben oui, parce que ça lui aurait fait encre plus de mal de se prendre un vent à Elodie. Alors je suis réaliste ! Zut !

Elodie est super gentille, toute timide. Du genre petit oiseau dont il faut pas casser les ailes.

 

Et l'espoir ? Faut espérer dans ces cas là ?

par Margoulette publié dans : Vie de Collégienne
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Le saucisson, c'est pas bon pour les boutons !

Margoulette

Texte libre

Ces plaisirs violents ont des fins violentes; dans leur excès ils meurent tels la poudre et le feu; que leur baiser consume.

Roméo et Juliette

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